Nous étions assis sur les toits de Paris. A 22 h, ma mère fit « Oh » en mettant une main devant la bouche. De l’autre, elle indiqua la tour Eiffel qui décollait du sol et partit en fusée. Toutes les têtes se levèrent puis se baissèrent pour regarder l’arc de Triomphe qui lui aussi se propulsait dans les airs. Quand, ce fut au tour de la Pyramide du Louvre de partir en fusée, j’enlevai mes lunettes de réalité augmentée. Le ciel était vide. Je regrettai alors les feux d’artifices d’antan. Ils nous pétaradaient dans les oreilles et nous donnaient l’impression de vivre ensemble un moment d’exception.