Lettre du futur : une soirée dans le noir pour éclairer le futur

6 juillet 2015, une soirée dans le noir pour éclairer le futur

Demain, on vivra 1000 ans. On utilisera son imprimante 3D pour imprimer sa vaisselle, ses organes ou sa maison. On sifflera une voiture qui nous conduira au bout de notre monde. On partira en voyage virtuel. On créera sa propre électricité et en donnera à ses voisins. On diffusera son odeur sur le Net pour rencontrer l’âme sœur. On avalera une pilule robot qui s’occupera du ménage de notre corps.

JPL8916-cordonier-carreLes promesses concernant le futur sont nombreuses. Si certaines sont alléchantes, d’autres inquiétantes, toutes manquent souvent de poésie et d’humour. Ces fondements humains sont supplantés par des rugissantes technologies et des discours cartésiens bien dégagés des oreilles.

Pour propulser un futur plus poétique et désirable, les Propulseurs vous proposent une soirée Contes du futur.

Les bons contes font les bons inventeurs de futurs

7CWHjKNHPbggl1XvalOXBrgPGvpp3YkIdJSK5H1XtlUTrois comédiens (Jean-Louis Fayollet, Anaïs Hua et Violaine Joffart) vous feront découvrir les Contes des 1001 futurs. Avec ces contes d’hier ou d’aujourd’hui revisités à la sauce 2030, vous rencontrerez la belle aux fleurs dormantes qui est le fruit d’un devin bricolage génétique. Vous ferez la connaissance du vilain petit robot et de ses déformations technologiques qui séduisent petits et grands. Vous soutiendrez Planche Neige et les sept fontaines qui s’attèlent à résoudre le problème de l’eau sur la planète.

INSCRIPTION 6 JUILLET

Un noir artificiel pour des lueurs d’esprit

R35TUmMDaXwq25vDO3VXKm3juqX8Kv2NlehNE9WKisQPour que nous puissions ensemble voir le futur en rose, nous opterons pour une immersion dans un noir artificiel. Les comédiens proposeront des contes en Surround Sound 100 % garanti bio et naturel. Ces diffusions d’un futur féérique serviront de support à des débats lumineux.
Pour profiter au maximum de cette aventure unique, nous vous conseillons de venir avec vos tapis (de préférence volants), vos coussins et masques de sommeil.
La propulsion vers le futur débutera à 19 h 15 à l’OpenMind Kfe (110 rue de la Boétie à Paris).
À l’issue de la lecture, nous fêterons notre retour dans le présent, en trinquant et en partageant quelques nourritures bien réelles.
Une participation de 15 euros est demandée si vous voulez partager le buffet. Dans l’élan, vous pouvez commander les Contes des 1001 futurs.
Téléchargez le sommaire et le premier conte.

Futureusement vôtre

NB : Le nombre de places est limité.

INSCRIPTION 6 JUILLET

 

Le vendredi, c’est le jour du moifie… et de la lettre du futur

Au menu, de la lettre

  • Les psys, le fomo et les moifies
  • Les interrogations posées par l’évolution de la médecine
  • L’invitation le 9 mars à la première soirée vitamine Débat.

C’est bien connu, les voyages ouvrent l’esprit. Je le confirme. Dans un vulgaire carré TGV, on peut être nourri par les échanges de vos voisins.

– Mon psy pense qu’il faudrait que je me déconnecte de Facebook, explique une jeune femme.
– Ton psy est branché, s’amuse l’autre. Le mien, je crois qu’il n’a même pas d’ordinateur.

Après avoir évoqué cette fracture numérique, la première jeune femme entre dans le vif du sujet :
– Mon psy pense que Facebook me fait perdre confiance en moi. Il n’a pas tort. Pas plus tard qu’hier, je rentre du boulot assez contente de ma journée. Je me prépare un bon plat de pâtes au pistou, tout en consultant mon Facebook. Je vois alors que tu es au concert avec Arthur et Jules et que cela a l’air sympa. J’ai eu comme un sentiment de jalousie.
– Tu ne voulais pas venir au concert.
– Cela n’empêche. Vous aviez l’air de vous amuser et moi j’étais seule avec mes pâtes. Elles n’avaient tout d’un coup plus le même goût.

En résumé, mes interlocutrices évoquaient cette nouvelle maladie nommée par la presse anglophone « Fomo ou fear of missing out ». Cette peur de manquer quelque chose est provoquée par l’étalement sur Facebook, Twitter, Instagram de la vie fabuleuse de nos amis. Ce clinquant met en évidence nos frustrations et la banalité de notre propre vie.

À ce moment du voyage, une copine propose de faire un « moifie » artistique avec en fond le défilement de train.
(Terme utilisé par la rédactrice pour désigner cette pratique narcissique nommée selfie).

– Mon psy pense que les moifies (traduction effectuée automatiquement) sont des trompe-l’oeil. Ils ne servent qu’à enjoliver la réalité.

J’approuve. Je crois, comme le psy de la dame, que le moifie ne sert qu’à donner une version augmentée de sa petite existence. La preuve, rares sont les moifies où l’on se photographie en pyjama la tête dans le bol de Corn Flakes dans une cuisine éclairée par des néons, en train de ramasser les crottes du chien avec un petit plastique, se grattant le nez dans une file d’attente de Pôle emploi, perdu dans les rayons de BricoTruc à la recherche d’un déboucheur, en attendant de la réponse d’un service après-vente…

questions.001Si la technologie influe sur la santé mentale, elle fait évoluer aussi la médecine. Cette révolution s’accompagne de nouvelles questions. Je vous invite à les découvrir et à les compléter.

 

 

 

Capture d’écran 2015-03-06 à 11.28.35Les Propulseurs en partenariat avec le Lir lancent les soirées vitamine Débat, des échanges participatifs autour de l’évolution de la santé.

La première manifestation a lieu lundi prochain, le 9 mars de 19 h à 22 h autour du thème : « Demain, les médecins prescriront-ils des applications et des objets connectés ? ».

Il reste encore quelques places (peu), alors inscrivez-vous sur le site lasantedemain.com (Page de présentation et lien pour les inscriptions).

Futureusement vôtre

Anne-Caroline Paucot

 

Le vendredi, c’est le jour de… l’uberisation et de la lettre du futur

Chers lecteurs et futurs lecteurs assidus de la lettre du futur…,

Des vendredis passent et la lettre du futur ne repasse pas par votre case mail. Le problème est technique. Certaines semaines, j’ai du mal à toucher terre. Et, agripper un clavier lorsqu’on est en apesanteur n’est pas conseillé. Les propos risquent d’être vraiment fumeux !

Demain, je serais robocepteur

Les métiers de demain ont contribué à ce décollage. Je vous invite à découvrir une production réalisée grâce aux contributions intelligentes et créatives des élus du Conseil général des jeunes d’Eure-et-Loir. Ils ont imaginé le robocepteur, un concepteur de robots personnalisés. La taille, la forme et les fonctions sont personnalisées. Les jeunes aimeraient un robot qui range leur chambre, sorte les poubelles, fasse leurs devoirs d’anglais. Il devrait aussi se miniaturiser pour se mettre dans leur stylo. Il pourrait corriger cette plaie qu’est la faute d’orthographe.

Après ce Slidshare, vous pouvez découvrir un autre plus complet sur les métiers demain. (27 729 vues au compteur ! On peut considérer que le sujet est sensible.)

Les mots cachent les maux

Travaillant sur une série sur le travail demain (oui, j’ai bien écrit une série. On n’est pas obligé de réfléchir le futur avec des PowerPoint et des camemberts !), je me suis plongée sur la littérature sur le sujet. J’ai buté à plusieurs reprises sur des sachants qui tentent de lancer un cri d’alarme sur l’uberisation du travail, de l’emploi, de l’économie… Comme tous les Hubert connus ne me semblent pas bien dangereux, j’ai tenté de trouver le loup qui se cache derrière ce mot.

Uberisation vient de Uber, le chauffeur que vous commandez sur votre téléphone pour qu’il vous emmène à l’adresse désirée. Notre Uber ne peut pas être confondue avec un chauffeur de taxi. Il est aimable, souriant, voire parfois un peu ampoulé. Il vous offre une petite bouteille d’eau et vous propose des magazines et un choix musical.

Présente dans deux cents villes, la société UBER fait grincer des dents aux taxis, mais séduit les investisseurs. Elle va prochainement être valorisée à pas moins de 30 milliards de dollars !
Le souci (d’où l’uberisation) est que la fortune d’UBER se fonde sur du personnel volontaire qui n’a bien entendu pas de droits sociaux.

Avec ce système, on fonce donc à Uber ouvert vers la précarité de l’emploi. Ce modèle économique basé sur des pourcentages pris sur le travail fonctionne si bien que nombreux sont ceux qui l’exploitent. Airbnb se remplit les poches avec des hôteliers d’occasion (les propriétaires d’appartements) qui font le ménage, l’accueil, gèrent les relations avec les clients. Kiss kiss bank bank et les autres plateformes de finance participative font fortune avec des porteurs de projet qui font un travail dantesque de communication.

Le problème est que les mots cachent les maux. Ce capitalisme de plateforme entre dans la sphère de l’économie collaborative, du participatif… Résultat, nos décideurs sont béats d’admiration devant ces nouveaux et futurs très riches. Les considérant comme des sauveurs de l’économie, ils les accueillent en héros. Ils oublient qu’il est urgent de réfléchir aux moyens nécessaires pour que les recettes soient partagées avec tous ceux qui contribuent à son succès et n’aillent pas uniquement dans la poche de créateurs de plateformes.
Bref, si vous les connaissez, ajoutez ce dossier en haut de leur pile.

Le futur a bonne presse

couvecontessiteJe vais terminer cette lettre en faisant de la promotion.

Le futur a bonne presse. We demain, Usbek et Rica, Silex, Socialter.. Les magazines sur le sujet s’accumulent. Je recommanderais particulièrement Silex (Silex id, le magazine qui donne du sens à l’innovation). Dans le dernier numéro, il y a d’excellents articles sur la santé demain. On trouve aussi un conte intitulé « Le vilain petit robot ». Comme l’auteur est celle qui tape sur le clavier en ce moment, j’espère que cela vous incitera à acheter les Contes des 1001 futurs dont il est extrait.
Et lorsque vous serez sur la plateforme de vente en ligne des livres des Éditions Propulseurs, n’hésitez pas à acheter la maison demain, la ville demain, la santé demain, le dico des métiers de demain, le dico des idées désirables… N’oubliez pas que les livres peuvent être personnalisés aux couleurs de votre entreprise.

Futureusement vôtre
Anne-Caroline Paucot

Le vendredi, c’est le jour des dessin’acteurs… et de la lettre du futur

Chers Pierre, Paule, Charlie et les autres,

Certains jours, je me colle sur le front l’étiquette de prospectiviste. Comme l’énoncé de ce terme abscons se traduit par une chute de la mâchoire de mon interlocuteur, je me fends d’une explication. Je raconte que, comme le futur est imprévisible (qui aurait pu prévoir le massacre et la mobilisation ?), je ne ponds pas des savantes prévisions étayées de camemberts ou autres escroqueries intellectuelles. Plus modestement, j’aide les uns et les autres à inventer le futur ou du moins le futur qu’ils désirent. Je leur propose des livres et des ateliers pour imaginer le futur de leur entreprise ou métiers, d’un secteur d’activité comme la ville, la maison, le travail…

Mon propos étant bien rodé, je le pense compréhensible. Cela dure au moins 5 minutes. À ce moment-là, j’entends systématiquement :
— Toi qui est… comme on dit… prospect… truc, cela va être comment en 2030… 2050. Comment tu vois le futur de…?

Suite au séisme sociétal, cela n’a pas loupé. On m’a pris pour Madame Irma en m’interrogeant sur les conséquences de cette mobilisation sans précédent.

J’ai secoué la tête pour avoir l’air d’avoir quelque chose d’intéressant à dire avant de me souvenir d’un échange entre un père et son fils âgé d’une dizaine d’années.

La discussion a lieu dimanche soir dans le métro à la fin de la marche. Même si la rame est bondée, les marcheurs ne râlent pas, mais discutent. Juste à côté de moi, Thomas interpelle son père.

  • Papa, est-ce que dessin’acteur, c’est un vrai métier ? demande l’enfant.
  • Oui, bien sûr… Mais, c’est un métier surtout pour ceux sont qui sont doués.
  • Parce que pour les autres métiers, on peut être nul ?

Le père ne répond pas. Moi, je souris. Je pense que les Charlie aimeraient bien qu’on les appelle des dessin’acteurs. Le mot raconte si bien la manière dont ils ont agi pour défendre la liberté d’expression et rejeter toutes formes d’extrémisme.

Je regarde le gamin. J’ai l’impression de l’entendre dire que, demain, il ne fera pas un métier où l’on peut être médiocre. Il préféra un métier où il est fort, parce qu’ainsi on le reconnaitra.

  • Est-ce qu’il faut faire des études pour être dessin’acteur ?
  • On peut, mais ce n’est pas très important.

Là, la calebasse du gamin dépasse la vitesse autorisée. Je le vois penser que pour faire un métier où l’on est reconnu, il ne faut pas s’ennuyer à emmagasiner des connaissances inutiles. Je ressens alors comme un doute dans le bienfait de longues et pénibles études.

  • Papa, tu crois que c’est vraiment bien de dire ce qu’on pense ?
  • Oui, mais attention, cela ne plait pas toujours à tout le monde.
  • Ce n’est pas grave. Comme tu le dis, on ne peut jamais plaire à tout le monde.

Une autre lumière s’allume dans le cerveau de Thomas. Le gamin ne va pas oublier le message. Son père lui donne l’autorisation de dire ce qu’il pense. Il ne va pas attendre bien longtemps avant de faire entendre son propre son de cloche.

À l’écoute de cet échange chargé de l’émotion des millions de personnes qui ont marché, j’ai le sentiment que cette mobilisation sans précédent va donner aux plus jeunes l’envie de se mettre aux commandes de leur vie.

Depuis quelques années, leur avenir est bouché, gris, sans illusions : soit ils font de longues études et peuvent espérer avoir un boulot où ils gagnent de l’argent, mais rarementleur vie. Soit, ils vont connaître les affres de la précarité et aérer leurs désillusions en faisant la queue à Pole emploi.

Mais aujourd’hui, la société tient un autre discours. Elle reconnait l’engagement, la liberté de penser, la créativité…

L’affaire ne va pas tomber dans l’oreille de sourds. Comme les Charlie, nos jeunes vont sans doute ouvrir leur gueule pour dire qu’ils ont assez de piétiner au seuil d’une société vieillissante. Ils vont prendre la parole pour affirmer leur volonté de créer, inventer, dessiner leurs propres parcours. En d’autres termes, ils vont se mobiliser pour devenir des dessin’acteurs et non plus se contenter de subir les aigreurs des anciens.

Je rêve ?

L’avenir le dira. En tout cas, je crois qu’aujourd’hui encore plus qu’hier, il faut s’accrocher à des rêves qui peuvent faire rire, pleurer et pourquoi pas dans l’élan changer le monde.

De plus, si en hommage aux Charlie, chacun de nous devient un dessin’acteur en s’engageant dans ses excellences, ce rêve deviendra rapidement une douce réalité.

Futur’heureusment vôtre

Anne-Caroline Paucot

Les dernières lettres du futur

Le vendredi, c’est le jour de Charlie en rose… et de la lettre du futur

Le vendredi d’habitude mes dix doigts courent sur le clavier pour vous raconter une tranche de futur. Aujourd’hui, je sens qu’ils n’ont pas envie de lever le petit doigt.
Ils sont transis par l’émotion. Ils refusent de raconter cet insupportable massacre de la liberté de dessiner et de penser hors des clous. Ils font grève pour expliquer que dénoncer la barbarie en faisant rire était juste un acte salutaire d’hygiène sociétale.

Au lieu de négocier avec mes extrémintés, j’ai, à leur insu, colorié en rose un Je suis Charlie. Oui, je crois que Cabu, Wolinski, Tignous, Charb et les autres auraient la banane en voyant la solidarité que leur mort provoque. Ils feraient un doigt peu politiquement correct à ces abjects pour leur expliquer qu’ils ont raté leur coup en nous soudant. On aurait le droit à un clin d’œil complice pour nous signaler qu’en ce moment des dessins évitent l’envahissement de la toile par des selfies de moi au ski, moi au réveillon, moi bourré, moi, moi, moi…

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Dans les hommages des dessinateurs, celui de l’artiste de street-art Bansky ou l’artiste londonienne Lucille Clerc (il y a des doutes sur l’auteur) a retenu mon attention, car il raconte le futur. Si aujourd’hui le crayon est brisé, on va pouvoir le retailler pour écrire de manière plus collective une autre page (s’il est cassé en deux, rien n’empêche d’en faire quatre, huit, seize et des millions de morceaux…).

Quelle page va-t-on écrire avec nos nouveaux crayons ? Je n’en sais rien. Je peux juste nous espérer qu’elle sera moins futile, technodépendante, consumériste, inégalitaire et plus agile, solidaire, amusée, engagée, inventive… Bref, on a du pain sur la planche !

Mes doigts m’autorisent tout de même à vous faire le coup de la bonne année 2015. Je vous souhaite donc santé, amour, réflexions, amusements et aussi… (sourires) lecture des livres des Éditions Propulseurs, participation à des ateliers de création du futur, collaborations créatives et décapantes avec les Propulseurs…

Futur’Heureusement vôtre

Anne-Caroline Paucot

Le vendredi, c’est le jour du père Noël 2030… et de la lettre du futur

Chers lecteurs,

Je vous entends remettre vos capuchons sur les stylos, astiquer vos bureaux, raconter à vos collègues que vous partez naviguer sur des océans peu Net, fermer les fenêtres de vos ordinateurs et commencez à prendre un bol d’air non numérique.

Avant que je fasse de même, j’aimerais vous proposer d’imaginer le Noël de demain. Pour vous inciter, j’ai effectué l’exercice.

Nous sommes donc le 24 décembre 2030.

christmas speedo runPremière surprise, le père Noël a une taille mannequin. En ayant compris que son obésité était un handicap à sa longévité légendaire, il a fait le régime santé-bonheur. Il a juste préféré les nourritures intellectuelles aux dindes graisseuses et bûches frimeuses.

Promoteur hier du consumérisme et du bonheur de pacotille, le gaillard a viré sa cuti. Il est devenu adepte de l’économie circulaire. Lors de sa tournée, il récupère les jouets et objets que les enfants et adultes ne veulent plus et les donne à ceux qui les désirent. Comme son analyseur de désirs est performant, le taux de clients satisfaits a explosé. Il doit juste de temps en temps passer par un recycleRieuse pour les rendre plus souriants. C’est surtout le cas pour les objets offerts à l’époque où les individus achetaient tout et surtout n’importe quoi pour se consoler de la médiocrité de leur vie.

Il a adapté sa hotte aux nouvelles demandes. Maintenant, il dispose d’une hotte émotive qui lui permet de distribuer des sourires, des bouts de ciel bleu, de l’amour, de l’échange et tous ces petits riens qui font tout. À l’heure de la multiplication des échanges par technologie assistée, il s’étonne du poids de ces demandes. Mais, n’intervenant qu’une fois par an, il sait qu’il ne peut pas résoudre le crucial problème de la solitude qui fait qu’un Français sur 10 a trois conversations par an ! *

Le père Noël a eu peur quand le traditionnel sapin a été déclaré ODIEU (Objet Destructeur Irrémédiable de l’Environnement Universel) et donc banni. Heureusement, dans son incubateur festif du Grand Nord, une start-up bio-nano-techno-sociale a conçu un sapin collaboratif qui le remplace. Ce sapin 2 Plus pour l’environnement pousse dans l’appartement. Sa spécificité est qu’il grandit en fonction de la quantité de solidarité, générosité, rires présents dans l’espace où il est installé. S’il n’y a que de l’aigreur et de la méchanceté à proximité, il ne sort pas de terre. Depuis l’arrivée de ce nouveau sapin, décembre est le mois de la convivialité. Tout le monde invite des amis, des inconnus pour faire grandir son sapin. Dans certains pays, des gouvernements envisagent que Noël ait lieu tout les 24 du mois. Ils ont constaté que l’échange, le sourire, la bonne entente diminuent par trois, les dépenses de santé !

J’arrête mes égarements prospectifs pour vous laisser le temps d’imaginer votre Noël de demain.

En attenant de découvrir les productions des uns et des autres sur le site des Éditions Propulseurs, vous pouvez aller sur le site pour acheter le Dico des métiers de demain, le Dico des idées désirables, des guides du futur de la santé, la maison, la ville… Avec ces concentrés d’innovation, votre sapin 1 moins pour l’environnement aura beaucoup plus d’allure.

Joyeuses et heureuses fêtes.

* Selon la Fondation de France, la solitude touche 4 millions de Français de plus de 18 ans, soit 9 % de la population.