PRÉSERVACTIF

Un préservatif ayant une fonction de détection des maladies.

Le préservactif favorise la détection  des maladies sexuellement transmissibles. Il peut aussi repérer d’autres virus.

Le préservactif est couvert de molécules qui réagissent à des bactéries et virus. Il change de couleur en fonction de celles repérés.

Réflexions amoureusement observatrices

  Connu et utilisé déjà depuis des siècles, le préservatif est une invention des « Lumières ». Casanova appelle « redingote anglaise » la « baudruche française » ou « condom », ce boyau d’agneau, adopté par les diplomates pour se protéger des maladies vénériennes et notamment de ce « mal de Naples » ou syphilis que les Italiens appellent « carie française »…

Si le préservatif est d’une grande efficacité, il n’a pas pour autant bonne presse. Ses détracteurs considèrent qu’il est un obstacle au plaisir. Ils trouvent qu’il casse l’excitation au mauvais moment, qu’il n’est pas agréable ou diminue les sensations. Résultat, ils ne l’utilisent pas cette barrière contre les MST et les grossesses non désirées.

Si le préservatif n’a plus uniquement une fonction de protection, mais une fonction de prévention, peut-être le regarderont-ils d’un œil plus complaisant.

En ayant une sexualité haute en couleur, ils entameraient alors des nouvelles relations sur des bases saines.

Le seul souci est que la relation intime n’est peut-être pas le moment le plus propice au dépistage. Si le premier rapport se transforme en analyse médicale, le partenaire risque de fuir.

C’est déjà demain

Un préservatif caméléon

Des collégiens britanniques de 14 ans ont imaginé un préservatif qui change de couleur lorsqu’il entre en contact avec des bactéries. Il permet de détecter les MST. Des molécules posées sur le latex réagissent à la présence des bactéries ou des virus. Il devient jaune lorsqu’il a repéré un herpès, vert pour la chlamydia, bleu pour la syphilis et violet pour le papillomavirus.

Un préservatif sous Viagra

En 2013, constatant le dramatique désintérêt pour le préservatif, les milliardaires Bill et Melinda Gates ont eu l’idée de proposer 100 000 dollars, pouvant être complétés par la suite par 1 million supplémentaire, à ceux qui développeraient le préservatif du futur. Ce contraceptif doit être capable de préserver totalement, voire d’améliorer le plaisir de ses utilisateurs. Depuis, des innovations émergent.

Une équipe australienne travaille sur un préservatif qui se comporte comme une seconde peau. Les chercheurs veulent remplacer le latex par de l’hydrogel, un matériau constitué à 95 % d’eau. L’avantage de l’hydrogel est qu’il possède des propriétés très similaires à celles des tissus humains et donc être considéré comme une seconde peau.

De plus, cet hydrogel permet d’intégrer du Viagra qui se diffuserait durant les rapports.

Un préservatif dépliable

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Danny Resnic, fondateur de la société Origami Latex, a inventé un préservatif dépliable. Ce tube de silicone se plie et se déplie comme un accordéon en suivant les mouvements naturels du corps afin d’offrir un plus grand confort.

Sprayservatif

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Michele Chu, étudiante au Pratt Institute à New York, a mis au point Girlplay, du latex qui se pulvérise aussi bien sur le sexe des hommes que celui des femmes. Son procédé n’est actuellement qu’à l’état de prototype et doit d’abord prouver son efficacité en matière de protection contre les Infections sexuellement transmissibles (IST).

En 2006, un chercheur allemand, Jan Vinzenz Krause, avait tenté de développer un système similaire, mais n’avait pas pu remédier au problème du temps de séchage. Son produit nécessitait d’attendre cinq minutes avant utilisation.

Préservatif de taille

tailleTheyFit propose des préservatifs dans 95 tailles différentes, de 77 mm à 235 mm de long, pour s’adapter au plus près à l’anatomie de chacun. La société a mis au point un kit spécial permettant au consommateur de prendre ses mesures.

 

 

 

COLLAMOURER

Pratiquer l’amour collaboratif

Substantif : collamourage

Collamourer consiste à construire un amour collectif supérieur à la somme des amours entre individus.

Pour cette construction, on considère que personne ne peut appartenir à un autre. Ma femme, mes enfants… Le possessif est supprimé.

Le polyamour est envisageable. L’exclusivité n’est plus la norme.

La famille est à géométrie variable. Elle se compose et recompose en permanence.

Dans le collamourage, les penchants et les pratiques amoureuses sont discutés de manière collective.

L’ingrédient essentiel pour le bon fonctionnement du collamourage est le respect des autres et de soi-même.

Prospective-fiction

Demain, les couples pourront être invités à des dîners de collamourage. Au cours d’un premier tour de table, ils vanteront les mérites de leur partenaire actuel. Lors du deuxième, ils feront une déclaration de préamour à un éventuel futur partenaire. Les participants discuteront ces choix et essayeront de les faire évoluer. À la fin de la soirée, ils repartiront le plus souvent avec une personne qu’ils ne connaissaient pas avant. Ces soirées seront très prisées. On oubliera qu’hier l’échangisme était une pratique obscure et très mal vu.

Fragments de discours amoureux d’experts du futur

Internet a fait basculer la notion de propriété en ayant le partage dans ses gènes. Le grand réseau des réseaux a été créé par des chercheurs qui désiraient échanger leur savoir.

Ensuite, il l’a chamboulé en introduisant la notion « qui donne ne perd pas ». Avant, lorsqu’on donnait un disque à un ami, on ne le possédait plus. Avec le numérique, on peut faire un cadeau tout en conservant son bien.

Dans la suite logique, le réseau a favorisé le partage des biens. Voitures, appartements, outils sont partagés en quelques clics. L’imagination « partageuse » des créateurs n’a pas de limite. Ils proposent de partager pour quelques piécettes les toilettes, les machines à laver et même les restes des repas.

Comme pouvoir utiliser les objets des voisins devient simple, la propriété perd son intérêt. Pourquoi s’encombrer d’une perceuse qu’on utilisera 5 minutes tous les deux ans ? Pourquoi entretenir une voiture alors que le voisin peut nous la prêter quand on en a besoin ?

Ce désintérêt pour la propriété devient de plus en plus important et en particulier chez les plus jeunes. L’étape suivante dans la désintégration de la propriété pourrait concerner les rapports humains. Un fondement du couple étant la propriété commune, s’il n’existe plus, d’autres modes de vie vont émerger. On peut supposer que les relations amoureuses seront plus libres et moins dépendantes.

À partir de là, on peut entrevoir un monde où la notion de propriété de l’autre disparaisse au profit de relations plus libres et moins dépendantes. Chacun pourrait concevoir et faire évoluer sa configuration amoureuse sans être obligé de respecter le carcan du couple.

L’amour collaboratif aurait bien entendu comme conséquence une éducation plus collaborative.

Si on peut craindre l’avènement de l’amour collaboratif qui fera éclater des valeurs séculaires, il est clair que l’amour y gagnera en souplesse et légèreté.

C’est déjà demain

Voyage en eaux « trouples »

De nouvelles configurations amoureuses apparaissent.

Au Brésil, le mariage de trois femmes a été validé par un notaire. Ces trois femmes se considèrent comme une famille et veulent donc bénéficier du même droit que les autres.
Un autre notaire brésilien a autorisé l’union civile d’un homme et de deux femmes. Le mariage entre personnes de même sexe est autorisé depuis mai 2013, au Brésil. Avant cette date, seule l’union civile existait, depuis 2011.

La recherche amoureuse

Au Québec, la chercheuse Chiara Piazzezi travaille sur le polyamour : « Cette forme d’union se propose comme un arrangement entre plus de deux partenaires basé sur la transparence et la remise en question de la norme monogamique. Les polyamoureux peuvent former des unions en forme de triade (chaque personne se considère en couple avec les deux autres) ou en forme de V (une personne est en couple avec les deux autres). Ils peuvent avoir des relations exclusives à la relation polyamoureuse ou non, regrouper des partenaires exclusivement masculins, féminins ou mixtes. Ils peuvent aussi être plus que trois et même former un réseau…

Certains sexologues ont critiqué le polyamour, disant qu’il ne s’agissait que d’un autre mot pour “infidélité”. Chiara Piazzezi voit les choses autrement. “Dans le mariage, l’infidélité était la seule solution à la frustration sexuelle, remarque-t-elle. Le polyamour remet en question le rapport entre amour et adultère. Il y a certainement des partenaires malheureux dans les unions polyamoureuses, dit-il, mais on en trouve aussi dans les couples dyadiques. La différence, c’est qu’il existe chez les polyamoureux une conversation constante sur les frontières de la relation.”

La géographie de l’amour

Qui sont donc les partisans de cette formule ? Si, au tout départ, elle était surtout répandue parmi les homosexuels, impossible de le nier : elle se diffuse désormais à d’autres types de ménage qui, en temps de crise, estiment aussi que cela peut se révéler une excellente manière de mutualiser les frais.

Durex en 2005 donne un petit aperçu de la géographie de la pratique. Ainsi, faire ménage à 3 est plus répandu dans certains pays comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les pays scandinaves. À l’inverse, les Espagnols, Portugais, Allemands, Polonais, Indiens, Japonais et Indonésiens seraient beaucoup moins friands de ces expériences. Quant à la France, elle se situerait… entre les deux !

COLLIANCE

Une alliance connectée en permanence avec son partenaire.

La colliance est un anneau connecté avec son partenaire.

Ce dernier peut à tout moment savoir où est l’autre et ce qu’il dit et fait.

La programmation de la colliance est faite à deux. Un des membres du couple ne peut pas désactiver une fonction.

Étymologie : un mot valise composé de connecté et alliance.

Fragments de discours amoureux d’experts du futur

Avec la colliance, qu’importe qu’on soit loin des yeux, on sera toujours près du cœur. L’autre pourra s’abreuver à tous instants tant de nos paroles et petits bonheurs que de nos coups de gueule et agacement. Le cœur de l’autre battra au rythme de notre intimité.

Comme l’amour triomphe de tout, même les instants non partageables, seront partagés. Chaque seconde, on s’aimera plus que la seconde d’avant et moins que celle d’après.

Le seul souci est que l’amour est un enfant de bohème. Si on l’emprisonne avec ce regard permanent, il risque vite de prendre les jambes à son cou. Trop d’amour va vite tuer l’amour. Celui qui désire abandonner cette laisse électronique n’aura d’autre choix que de rompre le pacte connecté en s’en débarrassant. Il faut juste espérer qu’à ce moment-là l’autre reliera Shakespeare qui dit : « L’amour ne voit pas avec les yeux, mais avec l’âme. »

C’est déjà demain

Demain, on sera connecté jusqu’au bout des doigts !

SMARTRINGVu le nombre d’innovations, cette prédiction risque de devenir une réalité. Développée par Indiegogo, la SmartRing offre les mêmes fonctionnalités que les montres connectées. Un écran permet de lire des messages, des mails (et l’heure !). Elle permet aussi de gérer les appels.

RingblingzUngaro propose une petite bague en plaquée argent ou or 18 carats avec une pierre précieuse qui est connectée au smartphone. Elle clignote lorsque votre chère et tendre vous appelle.

RingBlingz est une bague pour les ados qui coûte environ 40 €. Avec son apparence de chevalière, elle se décline en multiples couleurs. Customisable, elle s’adapte à toutes les tenues.

 

 

CAMÉOLONER

Séduire avec des vêtements et accessoires qui changent de couleur.

Caméléoner vient de caméléon, un reptile. Cet animal exprime ses émotions en changeant de couleur. Vert dans les feuillages, il peut devenir pâle d’inquiétude ou noir de colère. L’homme n’ayant pas ses pouvoirs, il utilise des artifices technologiques pour soit montrer ses émotions, soit parader.

On caméléone avec des robes, des chaussures, des tatouages qui modifient leurs couleurs en fonction des émotions, de la musique ou de la pollution.

La pratique du caméléonage a une visée séductrice. Contrairement au caméléon, on caméléone pour qu’on vous repère.

Fragments de discours amoureux d’experts du futur

Au grand soir du caméléonage, la mode s’éclate ! Avec les robes qui changent de couleur, ça clignote. Dans les soirées, c’est Noël. Dans le métro, les scintillements illuminent les regards. Ces habillements changeants donnent de la vie.

Mais, ce caméléonage vestimentaire risque de nous faire vivre des Noël de pacotille. Cette mode habillera l’ennui et on s’en éloignera vite pour aller vers ceux qui illumineront avec leur propre regard.

C’est déjà demain

Les couleurs des émotions

Eef Lubbers a créé Kimbow, une robe qui change de couleur en fonction de notre posture et de nos émotions. La robe est équipée de capteurs de mouvements. Elle analyse les gestes et retranscrit l’émotion afférente à la posture. Si l’idée est amusante, elle part du principe que, en fonction de nos émotions, nous adoptons tous la même posture. On peut en douter.

 

La pollution en couleur

Des sacs en cuir, portefeuilles, étuis de téléphone ou encore étoles « caméléons » font partie de la collection « Air » créée par l’agence de mode expérimentale The Unseen. La créatrice, Lauren Bowker, considère que les objets doivent varier en fonction de données comme la pollution, les UV ou l’humidité. Pour rendre les objets interactifs, des encres réactives sont insérées dans les fibres des tissus.

Le tissu se charge en couleurs

Le Gemtex, le laboratoire de l’École nationale supérieure des arts et industries textiles (ENSAIT) travaille sur un tissu qui change de couleurs. Les chercheurs souhaitent appliquer

des matériaux électrochromes (qui changent de couleur, suite à une impulsion électrique) sur les textiles. Cette technique permet de changer le jaune en bleu, et vice versa, grâce à une différence de potentiel de 3 à 5 volts.

Des chaussures hautes en couleur

Une startup lituanienne appelée « iShüu Tech » a créé des chaussures connectées qui changent de couleur. Il suffit d’ouvrir l’application dédiée et de choisir les couleurs et les motifs de sa paire de pompes.

Lettre du futur : une soirée dans le noir pour éclairer le futur

6 juillet 2015, une soirée dans le noir pour éclairer le futur

Demain, on vivra 1000 ans. On utilisera son imprimante 3D pour imprimer sa vaisselle, ses organes ou sa maison. On sifflera une voiture qui nous conduira au bout de notre monde. On partira en voyage virtuel. On créera sa propre électricité et en donnera à ses voisins. On diffusera son odeur sur le Net pour rencontrer l’âme sœur. On avalera une pilule robot qui s’occupera du ménage de notre corps.

JPL8916-cordonier-carreLes promesses concernant le futur sont nombreuses. Si certaines sont alléchantes, d’autres inquiétantes, toutes manquent souvent de poésie et d’humour. Ces fondements humains sont supplantés par des rugissantes technologies et des discours cartésiens bien dégagés des oreilles.

Pour propulser un futur plus poétique et désirable, les Propulseurs vous proposent une soirée Contes du futur.

Les bons contes font les bons inventeurs de futurs

7CWHjKNHPbggl1XvalOXBrgPGvpp3YkIdJSK5H1XtlUTrois comédiens (Jean-Louis Fayollet, Anaïs Hua et Violaine Joffart) vous feront découvrir les Contes des 1001 futurs. Avec ces contes d’hier ou d’aujourd’hui revisités à la sauce 2030, vous rencontrerez la belle aux fleurs dormantes qui est le fruit d’un devin bricolage génétique. Vous ferez la connaissance du vilain petit robot et de ses déformations technologiques qui séduisent petits et grands. Vous soutiendrez Planche Neige et les sept fontaines qui s’attèlent à résoudre le problème de l’eau sur la planète.

INSCRIPTION 6 JUILLET

Un noir artificiel pour des lueurs d’esprit

R35TUmMDaXwq25vDO3VXKm3juqX8Kv2NlehNE9WKisQPour que nous puissions ensemble voir le futur en rose, nous opterons pour une immersion dans un noir artificiel. Les comédiens proposeront des contes en Surround Sound 100 % garanti bio et naturel. Ces diffusions d’un futur féérique serviront de support à des débats lumineux.
Pour profiter au maximum de cette aventure unique, nous vous conseillons de venir avec vos tapis (de préférence volants), vos coussins et masques de sommeil.
La propulsion vers le futur débutera à 19 h 15 à l’OpenMind Kfe (110 rue de la Boétie à Paris).
À l’issue de la lecture, nous fêterons notre retour dans le présent, en trinquant et en partageant quelques nourritures bien réelles.
Une participation de 15 euros est demandée si vous voulez partager le buffet. Dans l’élan, vous pouvez commander les Contes des 1001 futurs.
Téléchargez le sommaire et le premier conte.

Futureusement vôtre

NB : Le nombre de places est limité.

INSCRIPTION 6 JUILLET