Chers lecteurs et futurs lecteurs assidus de la lettre du futur…,

Des vendredis passent et la lettre du futur ne repasse pas par votre case mail. Le problème est technique. Certaines semaines, j’ai du mal à toucher terre. Et, agripper un clavier lorsqu’on est en apesanteur n’est pas conseillé. Les propos risquent d’être vraiment fumeux !

Demain, je serais robocepteur

Les métiers de demain ont contribué à ce décollage. Je vous invite à découvrir une production réalisée grâce aux contributions intelligentes et créatives des élus du Conseil général des jeunes d’Eure-et-Loir. Ils ont imaginé le robocepteur, un concepteur de robots personnalisés. La taille, la forme et les fonctions sont personnalisées. Les jeunes aimeraient un robot qui range leur chambre, sorte les poubelles, fasse leurs devoirs d’anglais. Il devrait aussi se miniaturiser pour se mettre dans leur stylo. Il pourrait corriger cette plaie qu’est la faute d’orthographe.

Après ce Slidshare, vous pouvez découvrir un autre plus complet sur les métiers demain. (27 729 vues au compteur ! On peut considérer que le sujet est sensible.)

Les mots cachent les maux

Travaillant sur une série sur le travail demain (oui, j’ai bien écrit une série. On n’est pas obligé de réfléchir le futur avec des PowerPoint et des camemberts !), je me suis plongée sur la littérature sur le sujet. J’ai buté à plusieurs reprises sur des sachants qui tentent de lancer un cri d’alarme sur l’uberisation du travail, de l’emploi, de l’économie… Comme tous les Hubert connus ne me semblent pas bien dangereux, j’ai tenté de trouver le loup qui se cache derrière ce mot.

Uberisation vient de Uber, le chauffeur que vous commandez sur votre téléphone pour qu’il vous emmène à l’adresse désirée. Notre Uber ne peut pas être confondue avec un chauffeur de taxi. Il est aimable, souriant, voire parfois un peu ampoulé. Il vous offre une petite bouteille d’eau et vous propose des magazines et un choix musical.

Présente dans deux cents villes, la société UBER fait grincer des dents aux taxis, mais séduit les investisseurs. Elle va prochainement être valorisée à pas moins de 30 milliards de dollars !
Le souci (d’où l’uberisation) est que la fortune d’UBER se fonde sur du personnel volontaire qui n’a bien entendu pas de droits sociaux.

Avec ce système, on fonce donc à Uber ouvert vers la précarité de l’emploi. Ce modèle économique basé sur des pourcentages pris sur le travail fonctionne si bien que nombreux sont ceux qui l’exploitent. Airbnb se remplit les poches avec des hôteliers d’occasion (les propriétaires d’appartements) qui font le ménage, l’accueil, gèrent les relations avec les clients. Kiss kiss bank bank et les autres plateformes de finance participative font fortune avec des porteurs de projet qui font un travail dantesque de communication.

Le problème est que les mots cachent les maux. Ce capitalisme de plateforme entre dans la sphère de l’économie collaborative, du participatif… Résultat, nos décideurs sont béats d’admiration devant ces nouveaux et futurs très riches. Les considérant comme des sauveurs de l’économie, ils les accueillent en héros. Ils oublient qu’il est urgent de réfléchir aux moyens nécessaires pour que les recettes soient partagées avec tous ceux qui contribuent à son succès et n’aillent pas uniquement dans la poche de créateurs de plateformes.
Bref, si vous les connaissez, ajoutez ce dossier en haut de leur pile.

Le futur a bonne presse

couvecontessiteJe vais terminer cette lettre en faisant de la promotion.

Le futur a bonne presse. We demain, Usbek et Rica, Silex, Socialter.. Les magazines sur le sujet s’accumulent. Je recommanderais particulièrement Silex (Silex id, le magazine qui donne du sens à l’innovation). Dans le dernier numéro, il y a d’excellents articles sur la santé demain. On trouve aussi un conte intitulé « Le vilain petit robot ». Comme l’auteur est celle qui tape sur le clavier en ce moment, j’espère que cela vous incitera à acheter les Contes des 1001 futurs dont il est extrait.
Et lorsque vous serez sur la plateforme de vente en ligne des livres des Éditions Propulseurs, n’hésitez pas à acheter la maison demain, la ville demain, la santé demain, le dico des métiers de demain, le dico des idées désirables… N’oubliez pas que les livres peuvent être personnalisés aux couleurs de votre entreprise.

Futureusement vôtre
Anne-Caroline Paucot