1. Broder les grillages, tricoter les arbres

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À Lyon, Urban X Stitch pratique la broderie grillagée. Il brode ses créations avec des fils de couleurs directement sur les grilles de la ville.

Lampadaires, abris-bus, accroche-vélos, poteaux et mobilier urbain prennent des couleurs à Persan dans le Val-d’Oise. 50 tricoteuses leur ont confectionné 4.000 carrés de tricot, 500 pompons avec des kilomètres de laine. Le yarn bombing ou tricot urbain connait un engouement depuis quelques années.

Et si demain, on mettait  de la poésie et de la couleur dans la ville !

2. Lune de ville

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À Lausanne, l’artiste SpY suspend une fausse lune à une grue. La nuit tombée, le quart de lune s’allume pour éclairer la ville.

Et si demain, tous les soirs, on allait décrocher la Lune !

3. Portraits grandeur immeubles

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Le graffeur français Philippe Echaroux a mis en place à Marseille une opération artistique baptisée The Painting With Lights Project. Il projetait des portraits géants de célébrités marseillaises en 3D sur des immeubles, des arbres ou des ponts. C’est ainsi que les visages de Zinedine Zidane, du rappeur Akhenaton ou encore de l’humoriste Patrick Bosso se sont mêlés au paysage.

http://creapills.com/idee/l-artiste-philippe-echaroux-fait-du-graff-en-projetant-des-portraits-geants-sur-la-ville-de-marseille

Et si demain, les images de ceux qu’on aime faisaient le mur !

4. Des artistes à l’affiche

À Stockholm, une affiche géante a permis aux artistes d’afficher leur création pendant 30 secondes. Cette opération a eu lieu à l’occasion de la Stockholm Art Week. Les artistes postaient leur création sur un site

Myphotoagency et son partenaire JCDecaux ont conçu une exposition urbaine. Les photographes déposent leurs photos sur Myphotoagency.com. Un jury puis les internautes vont sélectionner un photographe qui verra ses photos s’afficher sur 300 panneaux.

Et si demain, on en avait plein la vue en descendant dans la rue  !

5. Les rivières en voient de toutes les couleurs

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Pour fêter la Saint Patrick, la ville de Chicago a teint sa rivière en vert fluo. La Pipefitters Unions a recours chaque année à un colorant à base de fluorscéine, utilisé fréquemment pour étudier les courants. Jusqu’en 1962, on utilisait pas moins de 45 kg de ce colorant pour teindre les eaux. Aujourd’hui, seuls 18 sont nécessaires pour offrir à la rivière cette couleur unique en ce jour de fête symbolique.

Et si demain, sous le Pont Mirabeau coulaient des eaux joyeusement colorées !

6. Des villes au parfum

Au Brésil, O Boticário est une marque spécialisée dans les parfums et les produits de beauté. En 2014, elle a créé un parfum symbolisant Rio de Janeiro. Pour le composer, elle a proposé aux habitants de la ville de partager sur Twitter et Instagram les photos de ce qui représente le mieux leur ville.

Et si demain, chaque ville avait son parfum ! De douces senteurs remplaceraient les odeurs de pots d’échappement !

7. Le Louvre dans la rue

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L’artiste français Étienne Lavie a remplacé les affiches publicitaires par des peintures du répertoire classique. L’objectif était de sensibiliser les Parisiens à la culture artistique. L’opération a en outre permis de mettre en évidence l’envahissement de la ville par la publicité.

Et si demain, les villes réservaient chaque mois une journée à l’affichage culturel !

8. Les affiches publicitaires à la coupe

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L’artitiste berlinois Vermibus détourne les affiches publicitaires. Son ambition est de lutter contre la banalité et la perte d’identité engendrée par la cruelle déshumanisation ou le matérialisme exacerbé de la société de consommation. Ils s’insurgent contre ces visages ou silhouettes d’hommes et de femmes vus et revus dans les annonces et qui à force d’être retouchés par les Photoshop et autres artifices technologiques finissent par être désincarnés et par donner une représentation esthétique tronquée de la réalité.
Thom Thom utilise un cutter pour découper des affiches publicitaires. Il coupe, découpe, déchire, décolle, recolle et détourne de leurs messages.

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Et si demain, les villes invitaient les artistes à hacker les affiches publicitaires !

9. Des poèmes qui roulent

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Installé à Pékin, l’artiste Nicholas Hanna est fasciné par une coutume séculaire chinoise qui pousse les vieux sages à peindre sur les trottoirs des poèmes éphémères. Résultat, il a créé le « Tricycle Calligraphy », un vélo à l’arrière duquel sont installés des pinceaux, des tubes d’encre, et un mécanisme complexe d’impression au sol. Lorsqu’il pédale dans les rues de la capitale chinoise, son vélo laisse derrière lui des messages qui disparaîtront à la première pluie.

Et si demain, nos véhicules nous transportaient dans un monde poétique en écrivant des mots d’amour ou d’humour !

10. Des maisons pour rénover la ville

La ville de Détroit est en faillite. Afin de la sauver, les autorités ont décidé de rénover des maisons et de les donner à des écrivains désireux de s’installer dans la ville ! En contrepartie, ils écriront sur la ville à partir de la ville.

Et si demain, les villes réquisitionnaient des écrivains pour raconter ses petites ou grandes histoires !

11. Balançoires musicales

21 balançoires musicales ont été installées dans le quartier des spectacles à Montréal. Elles permettent aux petits et grands d’élaborer ensemble une symphonie musicale inédite.

Et si demain, le mobilier urbain nous en mettait plein les oreilles !

12. L’escalator-piano

Vous montez un escalier. À chaque marche, vous actionnez une note de musique. Musicien talentueux, vous vous épuisez à rejouer dans le métro, la symphonie pastorale.

Et si demain, des escaliers musicaux donnaient envie d’abandonner les escalators !

13. Des murs à peindre

Color + City est un groupe sur Google + qui connecte des artistes amateurs ou professionnels avec des gens qui ont des murs à peindre. Les propriétaires d’une façade vide l’indiquent et attendent qu’un artiste la réserve. L’artiste a 15 jours pour peindre quelque chose, sinon le mur va à quelqu’un d’autre. Originellement de São Paulo, le projet s’est rapidement répandu dans plusieurs autres villes brésiliennes.

Et si demain, nos murs en béton devenaient des œuvres d’art !

14. La peinture à favela ouverte

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Favela painting est un projet né au Brésil début 2010 qui utilise l’art et la peinture pour embellir les quartiers brésiliens défavorisés. Supporté par la « Firmeza Foundation », Favela Painting met en relation les habitants des favelas et les artistes hollandais Haas et Hahn qui ensemble peignent les murs des favelas.
Favela painting payent les habitants pour ce travail. L’opération est donc pour eux une manière de gagner leur vie, mais aussi d’attirer l’attention du monde entier sur les conditions déplorables dans lesquelles ils vivent. Des parties de favelas ont déjà été « repeintes » grâce à Favela Painting, mais le projet premier et principal de l’association est de peindre dans son intégralité une favela, qui serait alors visible par les habitants, mais également les visiteurs.

Et si demain, on venait dans les quartiers défavorisés pour admirer les talents des exclus !!

15. L’attrape chaland

Le CatchBarge est une installation destinée aux vitrines des lieux et conçue pour attirer le chaland, d’où le nom de Catch Barge: attrape chaland en français.

On peut par exemple piloter un petit train en changeant son trajet via l’activation des aiguillages et en modulant sa vitesse très simplement depuis une interface sur un téléphone mobile.

Et si demain, les vitrines proposaient des dispositifs qui permettaient aux passants de créer une animation ou une oeuvre !