Et si les villes créaient des maisons pour les sans domiciles fixes !

« Mes amis, au secours ! Une femme vient de mourir gelée cette nuit à 3 heures sur le trottoir du boulevard Sébastopol » : le 1er février 1954, l’abbé Pierre lance sur Radio Luxembourg un appel à venir en aide aux sans-abri.
60 ans plus tard, le problème est encore plus crucial. En France, 3,6 millions de personnes sont soit privées de domicile personnel, soit vivent dans des conditions très difficiles (privation de confort ou surpeuplement), soit sont en situation d’occupation précaire (hôtel, caravanes…). Le nombre de sans-abri a augmenté de 50 % depuis 2011. Il dépasse aujourd’hui les 150 ooo personnes dont 30 000 enfants !
Bulles d’espoirs, des designers et créatifs solidaires imaginent des mini-maisons mobiles.

1. Du recyclage qui roule

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L’américain Gregory Kloehn confectionne de petites maisons à l’aide d’objets recyclés. Pour ses constructions, il explore les décharges publiques d’Oakland pour trouver des palettes, des lattes de lit, des morceaux de bâche, des portes, de la peinture, des portes de réfrigérateurs, des cageots, du contre-plaqué. Ses uniques achats sont des clous, de la colle, des pinceaux et une scie. Il lui faut environ une semaine pour en construire une maison qui est bien entendu mobile.

2. Hiver au chaud sur parking

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Nicolas Roth et Nicolas Wojcik, deux architectes alsaciens 23 ans, ont créé un abri d’urgence pour grands froids. Cette maison de 3,75 mètres carrés comprend un lit en hamac, des rangements et une fenêtre et elle est raccordable à l’électricité. Elle permet d’abriter une personne et un chien. Son cout est d’environ 2400 euros.

3. Home truck

Le home truck est un camion reconverti en maison d’habitation. Il a été imaginé par Bruce Hicks, est propriétaire d’un garage de rénovation de « food truck » (camions convertis en cuisines ambulantes) en Floride (États-Unis). Il utilise ses vieux camions et de vieilles pièces pour fabriquer ses « capsules ». L’home truck coûte à produire moins de 500 dollars (365 euros).

4. Jouer au cerceau avec sa maison

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Conçu par des l’entreprise italienne Zo-Loft, le WheelLY est une maison cerceau qui devient une tente la nuit. Le cerceau offre au SDF un espace de stockage pour ses effets pendant la journée. Il est constitué d’un cadre en aluminium avec roulement sur lequel s’accroche une tente.

5. Ma maison est en carton

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Architecte Tina Hovsepian a créé Cardborigami, un abri en carton recyclé. Utilisant le principe de l’origami, le papier se développe pour devenir une tente. Le carton a été choisi, car il est bon marché, léger, durable et naturellement isolé. Hovsepian prévoit d’affiner la conception en rendant la demeure imperméable, ignifuge et plus confortable.

6. Je loge dans un caddy

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Les designers Barry Sheehan et Gregor Timlin ont transformé le caddy de supermarché en abri. On pose le caddy, une tente se déplie.

7. Je pousse ma maison

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Kevin Cyr utilise aussi un caddy de supermarché. Mais, c’est le support d’un logement dépliable. La journée, le propriétaire pousse sa maison convertible.

8. Home sweet valise

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Jeong-Yun Heo, Seong-Ho Kim et Chung Lee ont créé une valise qui le soir devient une tente. Le jour, le sans-abri collecte des produits à recycler, le soir il se repose en ouvrant la valise et en dépliant la tente.

9. Une capsule qui propulse vers le sommeil

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L’atelier Van Lieshout a créé le Sleepbox, qui empile des capsules permettant de dormir. Conçu au départ pour permettre aux VIP de se reposer lors d’un salon du design, il peut devenir une solution pour le logement des sans-abri.

10. Déco urbaine d’habitation

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Le Tin Man n ° 11 de Kacey Wong est une statue robot ludique. Elle peut décorer la ville, mais aussi servir d’abri pour les sans-abri. Le chariot s’ouvre pour révéler un lit, un bureau et une chaise. Wong mélange l’utile et l’humour pour le meilleur de la ville.

EnergoHome… L'appartement basse consommation

Demain dans les énergoHomes, on dépensera de l’énergie pour en produire.

On aura des ampoules à Led qui diffusent de la musique.

On se chauffera avec des serveurs d’ordinateurs.

Notre smartphone annoncera notre arrivée au thermostat de la maison afin qu’il régule le chauffage.

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Le compteur intelligent Nest a passé un partenariat avec Mercedes.

En fonction de la température, les fenêtres filtreront les rayons solaires.

Vous pédalerez en travaillant ou laverez votre linge sale en pédalant.
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Vous vous reposez dans des rocking-chair tout en continuant à produire de l’électricité.
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La fin du divorce des chaussettes

Dans la chaussette, l’innovation est au rendez-vous. On va même réussir à résoudre un problème ancestral : la volonté d’indépendance des chaussettes.

Demain, finies les odeurs de pieds. Les chaussettes Atlas  ont la solution. Un filtre composé de café carbonisé va jouer le rôle d’éponge et les emprisonner.
« Il est plus utile de tuer des moustiques que de faire l’amour » affirmait Mao Tsé Toung. Le fabricant de chaussettes Labonal approuve. Il a conçu des chaussettes antimoustiques. À l’état neuf, la chaussette antimoustiques assure une protection du bas des jambes à 100 %. Après 50 lavages, la chaussette antimoustiques garantit une protection durable et préventive des pieds et des mollets en réduisant de 90 % le risque de piqûre.
Des étudiants de l’université américaine de Brigham Young ont imaginé des chaussettes qui vérifient le rythme cardiaque du nourrisson et son oxygénation.

Les innovateurs s’attaquent aussi au principal problème des chaussettes qui est leur refus chronique de la conjugalité.

Ce syndrome se traduit de différentes manières.
Une chaussette disparaît pour toujours alors qu’on le propriétaire l’a mise dans la machine à laver. Des générations de ménagères se sont interrogées sur ce phénomène. Certaines ont conclu que les fabricants d’électroménagers intègrent des gloutons dévoreurs de chaussettes dans cet objet familier. D’autres, plus mystiques, croient que les chaussettes ont une sensibilité et qu’elles fusionnent lorsqu’elles rencontrent leur âme sœur.
La chaussette peut aussi réapparaître dans un endroit incongru. Selon les experts, cette téléportation est à mettre sur le compte de la physique quantique.
Le refus de mariage se traduit aussi par une transformation radicale d’un membre du couple « chaussétal » : l’une se réduit, s’agrandît, se colorie…
Pour remédier à ce problème, plusieurs solutions sont envisagées :

  • chaussettes-depareillees-edmond-le-moutonLa collection de chaussettes identiques. Un clonage mal supporté par les chaussettes qui ont tendance encore plus à disparaître.

DesPasRayés vend les chaussettes par lot de 3. Chacune est unique, mais a des points communs avec ses deux soeurs.

 

 

  • La machine avec compartiments chaussettes

lavagecompartimentUn désigner a imaginé une machine à laver à trois étages. Elle permet d’avoir un compartiment chaussette et laver séparément, mais en même temps les linges qui ne cohabitent pas.

  • Des menottes à chaussettes

Kindy s’est penché sur ce problème sociétal. La marque propose le Kindy Clip qui lie les deux chaussettes entre elles grâce à deux boutons-pression discrètement logés sur le haut des chaussettes.

  • La puce dans les chaussettes

L’entreprise Blacksocks a intégré une puce RFID dans chacune de ses chaussettes qui, une fois scannée par l’appareil baptisé Sock-Sorter communique avec une application iPhone. On prend une chaussette, on scanne la puce et un signal sonore indique qu’on a trouvé sa jumelle.

Ces solutions n’étant pas convaincantes, on est en droit d’espérer l’arrivée de caméolonettes, ou chaussettes incolores qui se colorient en fonction de notre habillement. Dans une glace, une puce caméra visualiserait la manière dont nous sommes habillés. En fonction de cette donnée, elle se colorierait.
Les caméolonettes auraient aussi d’autres propriétés. Pour éviter la perte dans les machines, elles seraient autonettoyantes. Elles seraient aussi anti-transpirantes, thermorégulées, antimoustiques, voire elles crieraient si quelqu’un nous marche sur les pieds.

Nos vêtements sont émotifs

Les vêtements sont le nouveau terrain de conquête des spécialistes de l’électronique… Bardés de capteurs, ils seront capables demain de réagir à votre humeur du moment ou à de multiples de données.

Skirteleon est une jupe « caméléon » dont les motifs évoluent au fil des humeurs des propriétaires.

Dans le cadre de son projet de recherche SKIN, Philips Design a  réalisé Bubelle, une robe qui change de couleur selon l’état émotif de son porteur.

Le studio Roosegarde a inventé des vêtements qui deviennent transparents lorsque la personne qui les porte ment. Une simple mesure du rythme cardiaque changerait la couleur de l’habit.

Et que dire de ce soutien-gorge connecté, made in Japan, qui analyse les battements du coeur et la présence de certaines hormones… et ne s’ouvre que lorsque vous avez trouvé le grand amour…
Chez Ravijour, un fabricant de sous-vêtements japonais, on a à cœur d’aider les femmes dans leur quotidien. Afin de les aider à trouver le prince charmant — et de leur éviter de succomber à n’importe qui —, les designers maison ont donc décidé de développer l’arme absolue : le soutien-gorge qui ne s’ouvre qu’en présence du grand amour. Et d’un iPhone.

Le vêtement est doté d’un capteur — un peu à la manière du soutien-gorge développé par Microsoft — qui envoie des informations en continu à un iPhone auquel il est connecté par Bluetooth. C’est celui-ci qui se charge d’analyser les relevés et, le cas échéant, de déclencher… l’ouverture immédiate du vêtement.

La marque de prêt-à-porter Rainbow Winters créent des vêtements pour femme qui réagissent à la lumière, au son et à l’humidité de l’environnement dans lequel ils sont portés. La robe « Thunderstorm », par exemple, dessine des éclairs sur son tissu à chaque bruit violent, semblable au tonnerre.